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    C’est la dix-septième heure d’une longue journée d’hiver,

    Sans relâche ont soufflé les risées de noroît,

    Avec hargne, lames courtes les rochers ont couvert

    Sous un ciel presque noir le goulet semble étroit.

     

    Les rafales glacées ne semblent avoir de cesse,

    ployant les branches nues avec obstination.  

    Tout au bord de la grève, à la lisière de laisse,

    les algues  arrachées gisent en putréfaction.

     

    Erre un chien famélique en état d’hébétude, 

    il flaire sans conviction les poteaux et les bornes,

    sème un jet d’urine, sans doute par habitude,

    les flancs par trop creusés, le regard bien trop morne.

     

    Bordé par deux talus tapissés d’épineux

    serpente un sentier aux ornières fangeuses,

    s’y ébroue, impavide, un crapaud pustuleux,

    peu sensible par nature aux bourrasques rageuses.

     

    Sur un socle de pierre érodé par les vents

    un Christ émacié continue de mourir.

    La tristesse m’étreint car c’est bientôt l’ Avent,

    j’ai plaisir à contraindre mon esprit à s’aigrir

     

    écrit par :  Richard Badia Vilato

     


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