• La falaise

     

    Vomissures de granite crachées par un géant

    essayant vainement d’escalader le ciel,

    souillées par des myriades de fientes de goëlands

    ne l’érodent que peu les vagues démentielles.

     

    Sa paroi torturée n’est qu’un noir cauchemar

    qu’assombrit encore plus des nuées couleur d’étain,

    le vent hurle, rageur, sinistre tintamarre,

    orchestré par les lames qui éclatent en embruns.

     

    Secoués par les rafales, en brusques virevoltes

    tournoient mouettes criardes et les fous de Bassan,

    parmi la gent de plumes, pas de signe de révolte :

    ce n’est  que pour ma tête que le vent est lassant.

     

    Près du bord, fasciné, je m’ approche lentement,

    sont absentes les fleurs et même les tendres mousses,

    à mes jambes font obstacle épines et piquants,

    seule espèce végétale est la ronce qui pousse.

     

     

    écrit par : Richard Badia Vilato.    

    « DésespéranceBreiz atao »

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