•  

    Je n'ai pas souvenir de la première gare,
    La mer a avalé les clés de la consigne.


    Alors j'ai voyagé,

    Sans bagage étiqueté,

    Sans envie de retour,

    Sans place réservée,

    Comme on part pour toujours.

    L'express qui nous emporte loin des rives de l'enfance
    à fond de train
    vers notre lendemain.

    Le rapide de nuit - comme étoile filante -
    Il siffle comme on crie, il siffle comme on supplie..

     

    è pericoloso sporgersi

     

    Dans le dernier wagon

    Tout semble monotone.

    Dans le train qui ronronne

    Maintenant je somnole.

     

    La vie au dehors file, file, défile...

    et moi,

    J'habite en moi comme dans un train qui roule.*

     

     

     

     

     

     

    *phrase imposée - exercice d'écriture

     


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    Et puis ce fut silence.
    Résonance vibrante où les mots agonisent
    Echoués,
    Délavés par les déferlantes de larmes.

    Et puis ce fut néant.
    Vide vertigineux où les corps gémissent,
    Esseulés.

    Et puis ce fut glace.
    Brûlante banquise où les cœurs cristallisent.

    Et puis ce fut la fin d’un temps.

     

     


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  • Ostende 

    Je voulais voir Ostende.

    La plage.

    La mer du Nord.

    Le vent.

     

    Mais pour quoi faire ? me dit il.

    Ce n'est pas notre route !

    Pour une plage ? Une plage c'est une plage !

    On va arriver en retard à la maison. Ha ! la maison ne va pas partir ? c'est malin, ça !

     

    Je voulais voir Ostende.

    Pourquoi ? En fait, je n'en savais rien.

    Pour Brel, pour Bashung, pour Ferré... peut être.

    Pour m'étourdir de vent.

    Pour l'infini.

    Pour le bleu gris

     

     

    je voulais voir Ostende.

    un point c'est tout !

     

    Yvette Aroca-Lehre    2011

     

     

     

     


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  • Mont Lozère

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  • Le printemps ne veut pas de ma fenêtre close.
    Le rose magnolia percute mon cœur morose.

    Bruissements, chuchotements,
    de haies en haies chants d’amours,
    roucoulements
    remisent les silences à l’hiver passé.

    Aux marches du perron, le soleil me propose les senteurs caressantes des fleurs à peine écloses.

     

     

    Yvette Aroca-lehre  2011


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