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    Sous le souffle chaud de juillet, la semaine haletait ses jours.

    En solitude, chacun traînait ses wagons quotidiens,

    Ses boulets de petits riens.

     

     

    Dans l'air épais, égrener le chapelet des heures asthmatiques jusqu'à votre retour.

    Parfois par delà les toits de la ville, trouble et furtive, l'image de vos mains.

     

     

    Mirage

     

     

    A la tombée du jour, plus rien ne bouge.

    Aux soirs empesés, chaleurs emprisonnées.

     

    Attente chauffée au blanc du drap,

     

    Vous revenez demain.

     

     

     

     

     


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    Des boulets violine

     De peines

    là dans mon coeur tangerine traînent.



    Au dédale de rides

    S’enchaînent
     

    mes pensées christophines-rengaines.



    Quand ses yeux lazulite

    Dégainent

    les ballots grise mine s'égrènent.



    Miel roux et parfum

    Marjolaine

    Doux baisers de sucrine m'entraînent.

     

     

     

     

     

     

     


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    Je ne verrai jamais les aurores boréales, ni le blanc Taj Mahal.

    Je ne saurai jamais le vent à Vancouver, ni celui du désert.

    Je ne prendrai jamais la route de la soie, ni celle d'Oklahoma.

     

     

                                     Et courent les chevaux des plaines de Mongolie...

     

     

     

    Juste au coin de ma rue j'irai d'un pas tranquille.

    L'eau-blues du ruisseau chante les amours mortes

    A la lune désinvolte qui rit et se maquille

    Pour les futurs amants que le vent lui apporte.

     

     

     

                                      Et demeurent les tombeaux Phrygiens d'Anatolie...

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • zoom sur l'infime fibre
    au plus profond enfouie
    écouter comme elle vibre
    des murmures de vie
    lui laisser une chance
    de donner le tempo
    à l' âme chancelante
    prise de vertigo





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    Lorsque, sans prévenir, se floute l'horizon,

    Lorsque l'ombre s'étend et embrume demain,

    Lorsque le clair obscur envahit le chemin,

    Lorsque le vif argent a fait son balluchon,

     

    Tremble

     

    Tremble ma main qui veut encore

    Encore écrire

    Le désir des jeux

    Le rire de tes yeux

     

    Tremble

     

    Tremble ma main qui veut encore

     

    Encore

     

    Sentir

    La peau douce matin

     

    Et

     

    Le feu satin de ta main

     

    qui tremble.

     

     

     

    Yvette Aroca-Lehre 2010
     

     

     


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