•  

     

    La fenêtre semble esseulée,

    l'hirondelle est partie.

    couleur des souvenirs fanés,

    quelques photos jaunies.

     

    ….

     

     

    Elles tourbillonnent, rouges, jaunes,

    dans l'allée du jardin.

    Me prendrais tu la main,

    chéri, pour valser à l'automne ? 

     

    ….

     

     

    Elle est bien étrange saison,

    mi-figue mi-raisin,

    guidant l'âme chagrin

    vers le chemin de l'oraison

     

     

    ….


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  • morceau choisi - et complété - suite à l'atelier d'écriture animé par Annaig Huelvan le 20 aout 2015

     

    Retour de vacances 

     

    Septembre est installé. Huit jours que les vacances sont finies. Huit jours. Il m'a fallu huit jours pour m'en remettre ! 

    Rando itinérante avec ce groupe hétéroclite et j'avais failli finir aux urgences psychiatriques...

    J'avais accepté de partir avec eux pour ne pas avoir l'air trop con à la rentrée, quand à la cafétéria la question me serait posée : et toi, tu as fait quoi cet été ?

    Depuis trois ans je réponds : rien de spécial, je reste ici.

    En fait, ce n'est pas tout à fait cela, mais comment leur dire ?

    je me promène 

    ou je reste assis sur le bord du chemin

    le soir sur la terrasse je regarde les étoiles filantes

    j'écoute le vent

    je parle aux oiseaux

    je goûte la brise du matin et déguste le soleil couchant

    je rêve et je lis

    j'écris des mots de rien que me chuchote la lune

    des mots de rien que la poussière dans le soleil dépose sur la page

    des mots qui volent par dessus les toits 

    … 

    mais comment leur dire ?

    Alors l'an prochain, je dirai seulement : moi ? comme d'hab, je n'ai rien fait.

     

     

     

     


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  • Jardin de Penboc'h

    la mer est calme, elle !

     

    ...

     

    Dans le parc,

    qui fait le plus de bruit ?

    l'oiseau ou mon coeur ?

     

    ...

     

    Sur la sente entre les pins

    le mulot vit sa vie.

    Je pense à la mienne.

     

    ...

     

    Pause matinale

    les oiseaux

    et nos silences.

    ...

     

    Jardin de Penboc'h,

    le chant des vagues accompagne

    les déambulations.

     

    ...

    Au fond du  golfe

    chercher la paix

    du fond du coeur

    ...

     

     

     

    Juin 2015


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  • tu vas prendre ce chemin comme tant d'autres avant toi, 

    mais tu vas prendre ce chemin seul,

    pour une quête que toi seul peux faire en étant face à toi même.

     

    une quête , ou …une enquête ?

     

    tes pieds vont te mener, 

    non pas en errance, 

    non pas d'un point à un autre...

    ton désir  c'est qu'ils te mènent à toi, 

    je te le souhaite.

     

    sur ce chemin, en fait, tu ne sera pas seul.

    lorsque tu auras réglé ton pas au rythme de ton coeur, tu feras  des rencontres :

     

    Au travers du sentier, elles seront nombreuses,

    affleurantes,

    dissimulées parfois,

    surprenantes,

    et ton pied y trébuchera peut être..

     

    les racines.

     

    ne passe pas sans les voir, 

    elles sont là pour que tu t'interroges sur les tiennes.

    laisse les te murmurer ce qu'elles savent de toi, 

    ce que ta mémoire a conservé de ta jeunesse,

    puis de ton enfance auprès de tes parents,

    et enfin de toi bébé dans les bras de ta mère. celle qui t'a donné la vie.

     

    Elles ne diront pas tout, 

    juste des bribes lorsqu'elles sortent de terre.

     

    le reste est enfoui, mais tu le trouveras

     

    Elles t'aideront aussi quand le chemin grimpe et qu'elles forment de belles marches pour gravir la colline. Tes racines sont là pour t'accompagner vers le sommet que tu veux atteindre.

    Ces ancres te relient elles aussi  à l'amour , n'en doute pas .. laisse les parler à ton coeur d'enfant.

     

    Il t'en faudra rencontrer des centaines sans doute avant d'entendre leur chanson, leur berceuse ..

     

    ne les fuis pas, 

    suis les.

     

    Tu marcheras longtemps, sur les collines, dans les vallées.

     

    Bien plus loin, cherche l'arbre que tu enserreras.

     

    Non pas celui là, son tronc est trop lisse, trop droit, celui là ne te dira rien, il ne te connait pas.

     

    Regarde plutôt près d'un ruisseau, un arbre t'y attend.

    Tu le reconnaitras.

    Il a le tronc noueux et tordu

    une grosse branche se penche vers l'eau comme si elle voulait s'y noyer.

     

    C'est lui qui peut te raconter une  histoire, la notre.

     

    Dans l'écorce est inscrit notre parcours .. ce long chemin  déjà parcouru à deux.

     

    Serre son tronc, ressent sa force.

    Regarde son écorce, tout y est inscrit .. 

    comme des rides creusées , nos questionnements

    des noeuds, nos silences gorges serrées

    des moignons de branches, nos tentatives d'ailleurs échouées et vaines.

     

    dans de petits creux, la douce mousse de nos partages.

     

     

    mais regarde bien, cet arbre a poussé , il a grandi

    Il a résisté à toutes les épreuves 

    et si tu lève maintenant la tête , tu verras ses belles branches et toutes leurs ramifications

    elles sont nés de l'amour 

    de nos amours

    de ton amour et du mien conjugués.

     

    l'amour ne s'apprend pas, il est en toi depuis toujours.

     

    sous sa ramée tu peux te reposer 

    avant de reprendre ton chemin, adosse toi à cet arbre 

    ressent comme il vibre, il vit et te renvoie toute la chaleur qui est en lui.

    il est toi, il est moi .. il est nous

     

    juste au dessus de ta tête, une petite branche aux feuilles vert tendre te montrera la direction à prendre.

     

    avec dans ta besace tes racines et ton arbre de vie,

    rasséréné, tu finiras ton voyage le coeur et le pas assurés.

     

    Je prie -- peu importe qui  - pour que dans ta quête de toi, tu ne perdes le nous. 

     

     

     


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    De l'amour ! de l'amour ! 

      

       dans l'ombre de ses larmes

        dans mes rires - alarmes

     

     De l'amour ! de l'amour ! 

     

      pour ces coeurs de faïence 

      aux fissures jaunies     

     

    De l'amour ! de l'amour !

     

     avant que l'on se noie

     dans nos lacs amers.

     

     

     

     

     

    retour de La Sauve

     

    mai 2015

     


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