les petits riens de Ristretto, mes écrits poétiques, les mots à dire à lire
Nous parlions de la pluie, nous parlions du beau temps.. Quelle importance ? Nous étions spectateurs. Nous parlions pour que dure le temps... Nous étions spectateurs. Eux n'avaient que faire des mots, Bien trop étriqués, les mots ! Eux prenaient les chemins...
Lire la suiteLe gel recouvre tout sur les champs alentour. Sur le silence blanc, le temps est immobile. Le froid glace mon cou et je me sens fébrile, Assise sur ce banc, le cœur et les doigts gourds. En l’absence du vent, l’espace au souffle court Cristallise à mes...
Lire la suiteAdolescent toute ton existence. Xolotl dieu aztèque de la mort, Occis en prenant ton apparence ? Lança-t-il sur toi ce sort ? Oui, je fais fi de la science. Tu restes jeune sans effort, Le pire : tu n’en as pas conscience ! 2007 Yvette Aroca-Lehre
Lire la suiteDevant la maison, le manège des hirondelles. Sourire aux lèvres, yeux brillants, ma fille regarde ses deux enfants. Une libellule croise mon chemin. Revoir encore les bords de Loire, où j’ai laissé aux nénuphars tous mes secrets d’adolescente. Là sur...
Lire la suiteVoilà, ainsi se finit ma journée. Regard par la fenêtre : déjà la nuit. Ce matin, la seule chose qui m’a jeté hors de mon lit, c’était cette putain d’envie de pisser. Enfiler de vieilles fringues, de celles qu’on garde justement pour ces journées de merde....
Lire la suiteColporteur zélé magnifiant des babioles, Flagorneur de chaland, maître du baisemain, Il arpentait le monde pour gagner son pain en faisant tournoyer son moulin à paroles. De si longues années, De sinueux chemins, Il est las aujourd’hui Ne rêve plus demain....
Lire la suiteI L ‘arrivée Nous y sommes, est-ce un retour ou le début de quelque chose ? Après quarante sept ans, revenir à Oran. Pour ma mère un souhait, sans doute gardé longtemps muselé. Pour moi, curiosité sur ce passé qui m’échappe, ces années absentes de ma...
Lire la suiteLa boite aux lettres reste là immobile, bouche bée, espérant encore une réponse de vous. J’ai beau la raisonner, lui expliquer pourquoi. Elle ne veut pas comprendre que l’on puisse envoyer une lettre d’amour sans espoir de retour. Elle s’amusait beaucoup...
Lire la suiteMadeleine regarde par la fenêtre comme on regarde un train sur le quai des départs. En ce matin grisaille, le dimanche susurre sa lenteur monochrome. La ville est immobile. Engourdie. « Et ce soir ? Mais tu rêves Madeleine ! Qu’en dis- tu pour ce soir...
Lire la suiteJe me souviens des nuits de moissons – borborygmes d’insectes géants mastiquant les champs. Je me souviens de la bouche noire du puits, le rire grinçant de la chaine – mes yeux fermés. Je me souviens d’un porte-bagage, et de son dos, son dos… Je me souviens...
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