les petits riens de Ristretto, mes écrits poétiques, les mots à dire à lire
je t’aime bien bien.. cela n’arrange rien. je t’aime beaucoup beaucoup.. pas mieux pour le coup. je t’aime encore encore.. relent de désaccords. je t’aime toujours toujours.. allonge les jours. je t’aime aussi aussi.. présume que je négocie. je t’aime...
Je ne me souviens plus du nom de ce café, Seulement retenu l’image merveilleuse : De ballons, de flon-flons, une ronde curieuse, Un air d’accordéon et puis, vous.. encerclé ! Je me rappelle aussi, quand midi a sonné, L’ombre des glycines, une main butineuse...
Gardez-vous braves gens, quand octobre se meurt d'aller la nuit tombée, seuls, battre la campagne. Car par monts et par vaux, bien étrange lueur vacille au pas de Jack recherchant sa demeure. ni cabane, ni fil d'aragne ne sauveront Jack le Farceur. "Cabanaragne"...
Dans le quartier chic de Duck Key, le docteur Campbell officiait paisiblement depuis dix ans. Las de courir la campagne à toute heure du jour ou de la nuit, il avait choisi cet endroit paradisiaque de Floride pour finir sa carrière. Bien sûr, une certaine...
Ceux qui murmurent des mots acides. Ceux qui murmurent des cantiques. Ceux qui murmurent leurs amours, sans les toujours et sans détours. Ceux qui murmurent au fond du puits, des petits cris de p'tite souris. Ceux qui murmurent la chansonnette au fond...
Étals de marché Mangues, pèches et abricots. quand revenez-vous ? .. Rayon de soleil à travers le pare brise chaleur de vos mains .. un coin de ciel bleu sur les toits de la ville rire de vos yeux .. la boulangerie parfums cannelle vanille ambiance d'un...
ou choses à venir dans le marc de café L’heure d’hiver avait obscurci mes matins. Et le brouillard embuait mes paupières, plus gluant qu’un attrape mouche. Au sortir du micro onde, la délicate tasse de porcelaine blanche, finement décorée de relief ton...
C'était tout son trésor : un épi de blé d'or, une ancre de képi, un petit sou rouillé, un scarabée doré dans le nid de la pie. ------ Danse l'épi de blé sous la brise d'été ! les amours éphémères baisers coquelicots sur ta peau abricot Danse saison légère...
Ce soir un goût amer s'immisce sur ma page. Peu à peu le regret gentiane mon esprit, Gâte mes souvenirs du vin de duperie En faisant miroiter des Si couleur mirage. Comme un vieux super huit, défilent les images : Une rue des remparts - et toi qui me...
Je ne lui dirai pas Le bleu-vert océan Au vague de ses yeux surfant sur nos silences. Je ne lui dirai pas Les éclats pétillant De son rire diamant ponctuant nos errances. Je ne lui dirai pas La fougue ni l'élan Qu'exalte son parfum aux heures d'indécence....
La boite aux lettres reste là immobile, bouche bée, espérant encore une réponse de vous. J’ai beau la raisonner, lui expliquer pourquoi. Elle ne veut pas comprendre que l’on puisse envoyer une lettre d’amour sans espoir de retour. Elle s’amusait beaucoup...
Je ne suis pas analphabète et réclame votre indulgence, car j'ai déjà assez l'air bête, de dire ici mon ignorance sur la petite différence entre poème et promenade. J'écris pour faire pénitence une ballade pour une balade Dès aujourd'hui je me résous...
Monsieur Singulier n'était pas comme tout le monde, vous vous en doutez bien. Pourquoi diable faudrait il ressembler à son voisin de palier ? D'ailleurs sur son palier ne vivait qu'une veuve d'officier de marine passablement acariâtre – aucun intérêt....
C’est un nid biscornu Un bateau dans les nues C’est une île cerf volant Un bi- plan cahotant C’est une tour farfelue Un château tout moussu C’est un n’importe quoi Habillé tout de bois, Des feuilles, quatre branches Et puis des bouts de planches De là...
Directive sans échappatoire Etre ici Seulement ici Et cette maison devient centre du monde - jouer à Escape Game - … Confinés hyper actifs Soudain urgence de faire Ou de défaire Soudain tant d’énergie - fourmi ou abeille – La même question sans cesse...
la dune est un jardin le vent berce les frêles oyats blottie entre deux rochers la maison regarde l'horizon et nous, côte à côte, les coeurs emplis de tant de souvenirs partagés, les dos fourbus de tant d'épreuves, nous sommes las côte à côte, là nous,...
Deux heures, ou plus, accrochée au volant comme à une bouée. À fixer la route pour ne pas penser. Rétro, clignotant, rétro, clignotant, lignes continues, lignes de fuites... Sans ce bouchon à l'entrée de la ville, jusqu'où aurais-je bourlingué ? Pas bien...
j'avais semé des graines douces-amères des graines d'herbes folles à lier de celles qui germent dans les brumes des nuits blanches solitaires j'avais semé j'avais enfoui m'étais enfui dans la terre en jachère, la friche avait poussé errant dans ce monde...
aucun nuage dans ce putain de ciel bleu pourquoi s'acharne -t-il à être si pur aujourd'hui ? ce n'est pourtant pas le jour j'aurais voulu du sale temps, du temps qui pisse dans le ruisseau, du temps à cracher des rafales de mots, du temps qui dégouline,...
Madeleine regarde par la fenêtre comme on regarde un train sur le quai des départs. En ce matin grisaille, le dimanche susurre sa lenteur monochrome. La ville est immobile. Engourdie. « Et ce soir ? Mais tu rêves Madeleine ! Qu’en dis- tu pour ce soir...
(sous titre : whisky story ) Je ne l’avais pas vu depuis des années. Dans mon souvenir, il était arrogant, un genre à mettre le feu dans les soirées, à vous faire cracher ce que vous aviez au fond des tripes, et puis vous laisser choir dans une ruelle...
Nous parlions de la pluie, nous parlions du beau temps.. Quelle importance ? Nous étions spectateurs. Nous parlions pour que dure le temps... Nous étions spectateurs. Eux n'avaient que faire des mots, Bien trop étriqués, les mots ! Eux prenaient les chemins...
I L ‘arrivée Nous y sommes, est-ce un retour ou le début de quelque chose ? Après quarante sept ans, revenir à Oran. Pour ma mère un souhait, sans doute gardé longtemps muselé. Pour moi, curiosité sur ce passé qui m’échappe, ces années absentes de ma...
Devant la maison, le manège des hirondelles. Sourire aux lèvres, yeux brillants, ma fille regarde ses deux enfants. Une libellule croise mon chemin. Revoir encore les bords de Loire, où j’ai laissé aux nénuphars tous mes secrets d’adolescente. Là sur...
Les images d’enfance, insouciance, restent à jamais plus claires qu’un matin de printemps. Je ne peux séparer la douceur angevine d’une clochette qui tinte à l’entrée de la boulangerie de mes jeunes étés. En franchissant le seuil, je tombais en extase…...